Saint-Denis : une élue PS démissionne en dénonçant des liens entre le maire et le responsable de son agression
Une élue socialiste a annoncé sa démission du conseil municipal de Saint-Denis, dénonçant des liens troublants entre le nouveau maire LFI, Bally Bagayoko, et le commanditaire de son agression, condamné ce mardi en appel pour ces faits, rapporte l’AFP.
À la sortie de l’audience, au bord des larmes, Oriane Filhol, 34 ans, a confié qu’elle ne se sentait « pas en sécurité dans ce conseil municipal, sachant justement les relations entre le nouveau maire et le commanditaire de [s]on agression ».
Le 16 mars, au lendemain de la défaite de la liste socialiste, elle avait pris, depuis son bureau qu’elle vidait, une photographie montrant le nouveau maire, Bally Bagayoko, en pleine conversation avec Mouloud Bezzouh, qu’elle désigne comme le commanditaire de son agression. Selon elle, les deux hommes ont eu « une discussion qui a duré de nombreuses minutes et qui s’est terminée par une poignée de main très chaleureuse ».
Bagayoko se dit « consterné »
Sur les images consultées par l’AFP, on distingue en effet les deux hommes échangeant seuls sur le parvis de l’hôtel de ville. Réagissant à l’annonce de cette démission, le maire LFI a affirmé « apporter tout son soutien » à Oriane Filhol, pour laquelle il dit éprouver « un profond respect », tout en se déclarant « consterné par cette faute politique grave ». « Pour la grandeur de ce qu’elle est, c’est-à-dire une élue qui a toujours été digne », Bally Bagayoko estime « totalement irresponsable » le fait « qu’elle démissionne au regard des supposées accointances que j’aurais avec l’auteur des faits ».
Mouloud Bezzouh, 59 ans, a été reconnu coupable ce mardi par la cour d’appel de Paris d’avoir envoyé, en décembre 2023, trois jeunes hommes agresser violemment la jeune élue, alors adjointe chargée des questions de solidarité et des droits des femmes, en échange d’une rémunération. Il a été condamné à 4 ans de prison assortis d’un sursis probatoire de 2 ans, une peine inférieure aux 5 années, dont trois ferme, prononcées en première instance.
Lors de l’audience en appel, l’entrepreneur a nié les faits, répétant à la barre qu’il n’avait « rien à voir dans cette histoire ». Les trois habitants de Saint-Denis, âgés de 18 à 22 ans, déjà condamnés début 2024, avaient expliqué avoir reçu la promesse de 2 500 euros chacun pour frapper une personne qu’ils ne connaissaient pas.
Mouloud Bezzouh, 59 ans, a été reconnu coupable ce mardi par la cour d’appel de Paris d’avoir envoyé, en décembre 2023, trois jeunes hommes agresser violemment la jeune élue, alors adjointe chargée des questions de solidarité et des droits des femmes, en échange d’une rémunération. Il a été condamné à 4 ans de prison assortis d’un sursis probatoire de 2 ans, une peine inférieure aux 5 années, dont trois ferme, prononcées en première instance.
Lors de l’audience en appel, l’entrepreneur a nié les faits, répétant à la barre qu’il n’avait « rien à voir dans cette histoire ». Les trois habitants de Saint-Denis, âgés de 18 à 22 ans, déjà condamnés début 2024, avaient expliqué avoir reçu la promesse de 2 500 euros chacun pour frapper une personne qu’ils ne connaissaient pas.
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